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Tout avait pourtant commencé comme un concert parfaitement respectable. Des instrumentistes triés sur le volet, des oeuvres splendides et exigeantes du premier baroque italien. Mais dans le théâtre où a lieu cette générale, le technicien chargé de la régie va se découvrir, malgré lui, un curieux talent musical : à l'instar du personnage de Fantasia, il va prendre le pouvoir sur la musique jusqu'à croire que c'est lui-même qui joue? et faire revivre sous les doigts des musiciens des pièces qu'ils n'auraient jamais souhaité interpréter. Entrainant l'ensemble dans un univers parodique musical qui cite Machaut autant que Merula ou les Rolling Stones, ce démiurge dont l'irrésistible loufoquerie réveille le souvenir de Chaplin où Buster Keaton perdra son talent de chef d'orchestre pour tomber lui-même sous l'emprise forcée de la musique? Avec la complicité de Morgan Jourdain pour les réécritures, Vincent Dumestre a convié le mime Stefano Amori et le metteur en scène Nicolas Vial à rejoindre l'équipe du Poème Harmonique pour défendre une vision inédite de l'humour musical : loin d'une simple parodie d'oeuvres connues, le rire naît ici de la rencontre et du décalage entre des interprètes de haut niveau et un trublion issu d'un autre univers.