La première édition de "Musique et littérature" s'est déroulée en septembre 2017 dans l'église de Froville.

Cette rencontre a été consacrée à GEORGE SAND "Une vie en mots et en musique", le texte de Michel Lemoine a été lu par Ève Ruggieri accompagnée par Laure Baert Duval au chant et Olivier Moulin au piano.

Tous ceux et celles qui ont écouté, ou écoutent encore, Ève Ruggieri à la radio, ont gardé le timbre de sa voix si reconnaissable dans leurs oreilles. Le plaisir était aussi de la voir, hier après-midi, toute simple dans une tenue noire qu’elle n’aura pas eu besoin de rehausser du rose de son châle. Une bergère pour l’accueillir, quelques feuilles de notes et la conteuse invite à entrer dans l’univers de George Sand.

Ce choix ne relève sans doute pas du hasard, l’écrivain faisant parfaitement le lien entre les mots et la musique, elle qui aima Chopin, dont on a eu la chance d’entendre le beau prélude dit à la goutte d’eau et deux de ses merveilleuses ballades.

Au piano, Olivier Moulin, « musicien dans l’âme », dit Ève Ruggieri savourant l’interprétation de l’artiste, qui accompagnera également Laure Baert dans plusieurs partitions évoquant la vie de George Sand.

C’est une très bonne idée qu’a eu la soprano, que de convoquer les mots en même temps que la musique. Surtout lorsqu’ils sortent de la bouche d’une femme qui a consacré sa vie aux deux. 

Le chemin d’Ève Ruggieri et de Laure Baert s’est croisé sur les scènes musicales. « Ève m’a engagée pour le rôle de Rosina dans "Le barbier de Séville", que j’ai joué aux festivals d’Antibes et de Lacoste, notamment. Nous avons continué de travailler ensemble », explique la chanteuse au répertoire tant lyrique que baroque.

L’idée d’inviter Ève Ruggieri à Froville, pour ce premier rendez-vous musical et littéraire, correspondait bien à la philosophie que les Amis du patrimoine de Froville souhaitaient lui donner, ajoute-t-elle.

« Vous l’avez constaté, Ève est proche des gens et nous souhaitons que ces rendez-vous, que nous voulons annuels, ouvriront la porte de la musique à tous, et notamment à ceux qui n’osent pas franchir certaines salles de spectacles.

Catherine AMBROSI, L'Est Républicain